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Saison théâtrale 2019 : le Phénix à Valenciennes, les inscriptions sont ouvertes ...

Par admin lycee-paul-duez-cambrai, publié le mercredi 5 septembre 2018 21:30 - Mis à jour le dimanche 23 septembre 2018 19:09
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SAISON THEATRALE 2019 : le Phénix à Valenciennes 

[7€, chèque à l'ordre du lycée PAUL DUEZ, à rapporter à l'intendance jusqu'aux vacances de Toussaint]

Jeudi 17 janvier à 20H (1h40)

35 places

AU PHENIX

Mardi 29 janvier à 20h (1h30)

30 places

AU PHENIX

Mardi 26 mars à 20h (1h40)

35 places

AUX NYMPHEAS d'AULNOY LES VALENCIENNES

F(l)ammes

d'Ahmed MADANI

Barbaresques, ne sors plus de chez toi

De Christophe PIRET

Le Jeu de l’amour et du Hasard,

Mise en scène de Benoit LAMBERT

 

 

 

Sur scène dix jeunes femmes issues de quartiers populaires et nées de parents ayant vécu l’exil prennent la parole. Ces femmes sensibles qui ont grandi dans un quartier sensible font vibrer les mots d’un manifeste poétique et politique. Aussi puissant que rare.


La Coupe de Monde de 1998 avait fait émerger le symbole d’une France capable de faire de son métissage une force collective. La troupe « black-blanc-beurre » d’Ahmed Madani fait la démonstration d’une humanité partagée. Après Illumination(s) réalisé avec des jeunes hommes du Val Fourré, F(l)ammes est le deuxième volet d’une aventure artistique globale : face à leur destin. Ahmed Madani y met en lumière la réalité de ces jeunes Français des zones urbaines dites « sensibles ». Passées par le Festival d’Avignon en juillet 2017, ces F(l)ammes jouent leur vie sur les planches. Elles livrent leurs coups de gueule et leurs éclats de rire, leurs doutes et leurs peurs, leurs espoirs et leurs peines, leurs émotions et leurs rêves et invitent à voir le monde avec les yeux de l’autre pour changer de regard.

Que ferions-nous si, subitement, nous devions fuir notre pays ? Où irions-nous ? Pourquoi ? La compagnie de Théâtre de Chambre se saisit de la question migratoire, ô combien actuelle, en prenant pour horizon… l’Algérie.


Pour cette création, Christophe Piret et son équipe se sont inspirés de la parole d’habitants ou d’artistes, chez eux dans l’Avesnois, mais aussi en Algérie. En filigrane : l’immigration. Il ne s’agit pas de retracer une énième fresque historique. Plutôt d’imaginer un pays métaphorique en s’emparant de problématiques très contemporaines, dans une société de plus en plus crispée. Barbaresques s’apprécie comme une pièce poétique et orientale. Ce voyage fantasmé à travers le temps et est raconté en alexandrins par un narrateur, dans la pure tradition du genre épique. Ici se mêlent la danse et le chant, le slam et la vidéo… Histoire d’inventer ensemble un autre langage, et d’ouvrir de nouveaux horizons.

Après avoir beaucoup monté Molière et Musset, Benoît Lambert s’attaque à Marivaux, qu’il considère comme le trait d’union entre les deux auteurs. D’autant que, à l’instar de Tartuffe ou de Fantasio, Le Jeu de l’amour et du hasard est une comédie autour du mariage arrangé, motif cardinal du patrimoine théâtral français.


Si l’enjeu est limpide – Orgon arrange le mariage de sa fille Silvia avec Dorante, le fils d’un ami, mais lui laisse la décision finale, selon que ce prétendant lui plaise ou non – l’intrigue est volontiers retorse avec les promis endossant les rôles des domestiques et ces derniers prenant leur place. Soit un cruel jeu de dupes comme révélateur des sentiments amoureux mais aussi des rapports de domination. Redoutable observateur de ses contemporains, Marivaux suggère ici que l’amour se heurte aux lois intraitables de la société de classes… Dans un décor partagé entre cabinet de curiosités et jardin d’hiver, le metteur en scène dirige au cordeau un jeune quatuor virevoltant et deux baroudeurs des (hauts) plateaux pour une comédie ros(s)e teintée d’amertume. Avec ce brillant marivaudage métamorphosé en lutte des classes et des sexes, Benoît Lambert creuse avec brio le sillon défriché par son mentor Jean-Pierre Vincent. 

Pièces jointes

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